Lors d'une récente conférence de presse tenue au Bureau ovale, le président américain Donald Trump a suscité l'étonnement en affirmant qu'il "croyait" qu'il "aurait l'honneur de prendre Cuba". Cette déclaration, faite le 16 mars, a soulevé de nombreuses questions sur les intentions réelles de la Maison Blanche concernant l'île caribéenne.
Dans un échange avec des journalistes, Trump a également évoqué l'idée de "prendre d'une manière ou d'une autre" l'île, sans toutefois préciser ce terme ambigu. Il a ajouté qu'il cherchait à "libérer" Cuba de son régime communiste, provoquant des interrogations croissantes sur la direction que prendront les relations entre les États-Unis et Cuba.
Lors d'un vol à bord d'Air Force One, la veille, Trump avait déjà mentionné que Cuba était en train de négocier un accord avec son administration, qu'il anticipait "très bientôt". "Nous sommes en pourparlers avec Cuba", a-t-il déclaré, tout en ajoutant que d'abord, son équipe se concentrerait sur les négociations avec l'Iran. "Je pense qu'il va se passer quelque chose à Cuba très bientôt", a-t-il lancé. Cette montée en intensité des déclarations suggère une volonté de durcir le ton vis-à-vis de La Havane.
Des échanges en cours malgré des tensions persistantes
Cuba a récemment confirmé être en pourparlers avec les États-Unis, soulignant qu'ils avaient même libéré des prisonniers politiques grâce à l'intervention du Vatican, un acteur clé dans les relations entre les deux nations historiquement antagonistes. Cependant, malgré les affirmations de Trump concernant les négociations, La Havane avait auparavant nié qu'il y ait eu des contacts directs.
Les experts expriment des préoccupations face à ces déclarations de Trump, craignant qu'elles ne conduisent à une nouvelle escalade des tensions. "Les ambitions de Trump pourraient compliquer davantage un dialogue qui peine déjà à se concrétiser", commente un spécialiste des relations internationales, ajoutant que ces mots pourraient être davantage destinés à galvaniser ses partisans qu'à préparer le terrain pour des négociations réelles. Les mois à venir seront sans doute cruciaux pour déterminer l'évolution des relations américano-cubaines.







