Sébastien Lecornu, ministre de la Transition écologique, sera en visite officielle à Toulouse ce jeudi 7 mai. Sa première étape sera dédiée au projet de Ligne à Grande Vitesse (LGV) Sud-Ouest, récemment fragilisé par un rapport du Conseil d’orientation des infrastructures (COI) qui a suscité de vives inquiétudes parmi les élus locaux.
Des retards inévitables pour la mise en service ?
Le rapport du COI a laissé entendre que l’entrée en service de la LGV, initialement prévue pour 2032, pourrait être retardée de trois ans, repoussant ainsi les premiers trajets à 2035. La présidente de la Région Occitanie, Carole Delga, a exprimé ses inquiétudes en déclarant : "Nous avons déjà investi 2 milliards d’euros de travaux. Si ce projet est abandonné, ce seraient 2 milliards d’euros gaspillés dans la Garonne." Ces propos illustrent l’urgence d’une clarification lors de la visite du ministre.
L’importance de l’engagement de l’État
Le Premier ministre devra également traiter les incertitudes concernant le budget total estimé à 14 milliards d’euros. Le COI évoque un possible dépassement de 20 %, une perspective jugée irréaliste par les collectivités territoriales. Un point névralgique de cette visite demeure la question de l’engagement financier de l’État, fixé à 40 % du coût total. Les conclusions du COI suggèrent que ce montant pourrait être 'difficilement mobilisable', ouvrant la porte à des alternatives comme un partenariat public-privé qui pourrait augmenter la facture de 7,2 milliards d’euros. Sébastien Lecornu doit donc rassurer les acteurs locaux sur la pérennité de l’implication financière de l’État.
Cette visite sonne comme un rendez-vous crucial pour l’avenir du projet et pour la mobilisation des acteurs concernés, a indiqué le quotidien La Dépêche. Le ministre, entouré d’experts et de représentants des collectivités, devra naviguer entre les exigences budgétaires et les attentes des électeurs désireux de voir ce projet se concrétiser rapidement.







