Le ministre de l'Éducation, Édouard Geffray, a annoncé une initiative majeure ce mercredi 27 mai, visant à instaurer une "liste noire". Son objectif est d'interdire la réintégration d'agents ayant eu des comportements inappropriés avec les jeunes, même sans condamnation judiciaire. Cela s'inscrit dans le cadre d'un futur projet de loi sur la protection de l'enfance, selon La Dépêche.
Cette mesure significative stipule que si un surveillant ou un éducateur est sanctionné en raison de son comportement envers des mineurs, il sera inscrit sur cette liste noire. Ainsi, il ne pourra plus prétendre à un emploi dans un établissement scolaire, ni se présenter à un concours pour devenir enseignant. "L'objectif est de garantir un environnement sécurisé pour nos enfants", explique Geffray.
Ensemble avec les ministres de la Santé, Stéphanie Rist, et de la Justice, Gérald Darmanin, ce projet de loi inclut des contrôles réguliers des antécédents des personnes travaillant avec des enfants. Actuellement, ces vérifications ne sont réalisées qu'au moment de l'embauche, mais elles deviendront continues, permettant un suivi en temps réel des employés en place.
Un contrôle systématique de tous les intervenants ponctuels
Ce changement crucial vise également à instaurer un contrôle systématique de tous les intervenants, qu'ils soient associatifs ou professionnels. Ces derniers devront fournir une attestation d'honorabilité, vérifiée à l'avance, avant toute interaction avec les élèves, décrit un article de La Dépêche.
De plus, les fichiers des ministères de l'Éducation et de la Jeunesse et des Sports seront harmonisés. Cela permettra d'éviter qu'une personne ayant fait l'objet d'une éviction ou d'une sanction disciplinaire pourtant grave puisse se représenter dans un autre établissement. Geffray conclut en affirmant que "l'objectif est de sécuriser complètement le milieu scolaire et périscolaire, afin que chaque individu ayant accès à l'école puisse rassurer les parents sur son intégrité".







