Le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, a récemment insinué que plusieurs antennes-relais sur le sol biélorusse seraient impliquées dans des frappes russes sur l'Ukraine. Le 19 juin, il a lancé un ultimatum d'une semaine à Alexandre Loukachenko pour démanteler ces installations, signalant une intensification des tensions entre les deux nations.
Ces antennes, au nombre de quatre, sont situées dans les régions de Gomel et de Brest, et sont accusées de faciliter les frappes de drones russes sur l'Ukraine, selon le rapport de la Deutsche Welle. Zelensky a précisé que ces installations étaient utilisées pour "corriger les frappes" sur des cibles ukrainiennes, y compris dans des zones stratégiques comme Jytomyr et Rivne. L'importance de ces antennes a été souslignée par le président lui-même dans un message publié sur Telegram.
Depuis le début de l'invasion russe en février 2022, l'Ukraine craint une éventuelle offensive du régime de Loukachenko. Les troupes russes avaient d'ailleurs lancé leur assaut initial depuis la Biélorussie, et depuis, les inquiétudes persistent quant à une possible réactivation de ces hostilités.
Le climat de méfiance s'est encore accentué après une attaque sur un bus transportant des enfants en Biélorussie, où un drône aurait frappé, provoquant un mort et plusieurs blessés. Cette attaque a été immédiatement attribuée à un drône ukrainien par la Russie, ce qui a ajouté à la tension, Zelensky affirmant que cela relevait davantage de la "propagande du Kremlin" pour justifier des actions militaires.
Pour apaiser les craintes, Loukachenko a tenté de calmer les esprits en déclarant qu'il n'y aurait "aucune action militaire de la Biélorussie contre l'Ukraine", en s'excusant même pour ses propos précédents à l'égard de son homologue ukrainien, qu'il avait accusé de consommation de drogues. Cependant, ces excuses semblent avoir peu d'effet sur le climat général de suspicion et de méfiance.
Zelensky a réaffirmé que la question des antennes-relais est "un problème qui persiste avec des conséquences dramatiques pour les Ukrainiens". Dans un entretien récent, il a insisté sur la nécessité de "mesures concrètes" de la part de la Biélorussie, ajoutant que si Loukachenko ne respectait pas son engagement de les démanteler, l'Ukraine agirait elle-même.
Le directeur d'une agence de sécurité ukrainienne a déclaré à Gazeta: "Nous devons prendre cela au sérieux, car chaque jour où ces antennes restent opérationnelles représente une menace pour notre pays". Ainsi, la pression augmente sur Loukachenko, dont l'influence sur l'issue future du conflit semble moins prévisible que jamais.







