Avec la nouvelle année, le Parlement français se prépare à une série de débats tumultueux concernant le budget 2026. À la fin de l'année dernière, les députés n'ont pas réussi à voter un budget complet, se contentant d'adopter une loi temporaire pour lever l'impôt et assurer les salaires des fonctionnaires. Alors, le ministre de l'Économie, Roland Lescure, reste optimiste quant à la possibilité d'un accord rapide : "Je pense qu'on n'est pas loin du but, il y a une volonté d'aboutir. Quand il y a une volonté, il y a un chemin, et nous y arriverons ensemble", a-t-il déclaré sur France Inter.
Cependant, cet optimisme est loin d'être partagé par l'opposition. Les députés socialistes, à l'image d'Arthur Delaporte, soulignent la nécessité de concessions significatives, comme l'abandon des suppressions de postes dans l'Éducation nationale. Delaporte affirme : "Je ne vois pas encore comment les macronistes peuvent créer un budget qui satisfasse la gauche. Cela nécessiterait des mesures fiscales touchant les plus riches".
De l'autre côté de l'échiquier, la droite et le Rassemblement national s'opposent fermement à toute augmentation d'impôts. Sébastien Chenu, vice-président de l'Assemblée, dénonce les propositions d'une hausse de 20 milliards d'euros : "Cela ne résoudra rien sur le déficit ou la dette, et l'année prochaine, nous serons dans une situation encore pire".
Face à cette impasse, certaines voix au sein du bloc gouvernemental suggèrent de recourir à l'article 49.3 pour adopter le budget sans vote. Toutefois, cette option pourrait exposer le Premier ministre à un risque de censure. Pour l’instant, Elizabeth Borne reste déterminée à éviter cette solution et à chercher un consensus.
Alors que le chemin vers un budget équilibré semble semé d’embûches, la pression monte tant du côté des gouvernants que des opposants, chaque camp cherchant à défendre ses positions. Selon les analystes politiques, la capacité du gouvernement à naviguer dans cette crise budgétaire pourrait avoir des répercussions significatives sur sa légitimité et sa gouvernance future.







