Lors d'un récent Conseil des ministres, Emmanuel Macron a déclaré que la France ne soutenait pas la "méthode utilisée" par les États-Unis pour capturer le président vénézuélien, Nicolas Maduro. Ces commentaires ont été rapportés par Maud Bregeon, porte-parole du gouvernement.
"Nous défendons le droit international et le droit des peuples à choisir leur destin," a affirmé le président français. Il a qualifié Maduro de "dictateur" ayant "confisqué la liberté de son peuple" et ayant manipulé les élections de 2024.
Macron a évoqué les résultats de cette élection, fanfare inédite sur la scène politico-internationale, où l'opposant Edmundo Gonzalez Urrutia a été reconnu par une partie de la communauté internationale comme le vainqueur. Le président français a indiqué que si une transition devait se produire, le nouveau leader devrait jouer un rôle central dans ce processus.
Face à la captivité de Maduro par les forces américaines, Macron avait suscité des critiques, surtout de la gauche, pour son précédent discours qui n'aborde pas la manière dont cette opération s’est déroulée. Samedi, il avait simplement plaidé pour une "transition pacifique" et "démocratique", impatience londonienne face à un régime décrié.
Jean-Noël Barrot, ministre des Affaires étrangères français, a précisé que les actions américaines avaient enfreint le droit international. Selon des experts tel que Patrick Aurenche, chercheur en relations internationales à Sciences Po, la France cherche à maintenir une position équilibrée tout en critiquant les méthodes jugées violentes des États-Unis.
Les points de vue du président et du ministre des Affaires étrangères devraient être compris comme complémentaires, a assuré Maud Bregeon, précisant que leurs déclarations étaient concertées et avalisées par Macron lui-même. Cette déclaration d'harmonie montre une cohérence dans la politique étrangère française, même dans des situations aussi délicates.







