Suite à la capture du président vénézuélien Nicolás Maduro, la Maison-Blanche affiche des ambitions grandissantes dans l’hémisphère occidental, pointant explicitement Cuba et la Colombie comme prochaines cibles potentielles. L’opération militaire du 3 janvier dernier, qui a conduit à l’exfiltration de Maduro, a exacerbé les tensions dans la région.
Les autorités cubaines ont annoncé la mort de 32 citoyens durant l’opération, tous membres des forces armées, déclenchant deux jours de deuil national à La Havane. Dans un communiqué, le gouvernement a salué la bravoure de ces soldats, qui ont servi le régime avec fidélité.
Donald Trump a déclaré que Cuba serait vulnérable, s’appuyant sur le fait que l’île dépend largement des ressources pétrolières du Venezuela. "Cuba est prête à tomber", a-t-il commenté, soulignant la fragilité de son économie face à la montée des sanctions américaines. Des experts en politique étrangère, comme le professeur Jean-Claude Paye de l’Université Paris-X, affirment que cette dynamique pourrait conduire à une intervention directe si les conditions politiques continuent de se dégrader.
Quant à la Colombie, Trump n’a pas écarté l'idée d’une intervention militaire, accusant le pays de favoriser le trafic de drogue. Il a critiqué le président colombien Gustavo Petro, le qualifiant de "malade", et insinué que sa présidence ne durerait pas longtemps. En réponse, Petro a déclaré : "Pour la patrie, je reprendrai les armes si nécessaire", soulignant les tensions croissantes entre Washington et Bogotá.
Hors du continent, l’Iran a également été cité dans les menaces de Trump. Le président américain a promis des représailles sévères si le régime de Téhéran s’en prenait à des manifestants pacifiques. Ali Larijani, un conseiller du guide suprême iranien, a averti que toute ingérence des États-Unis provoquerait des conséquences catastrophiques pour leurs intérêts dans la région, comme l’a rapporté l’agence de presse AFP.
Ces développements révèlent une volonté de réaffirmer l’influence des États-Unis en Amérique latine et au-delà. La montée de tensions pourrait redessiner les équilibres géopolitiques déjà fragiles dans ces zones sensibles, alors que les analystes restent vigilants face à l’imprévisibilité de la politique étrangère de Trump.







