À Bollène, les élections municipales de 2026 prennent forme, mais pas sous les auspices d'une unité à gauche. Le candidat communiste, Daniel Barrière, a récemment confirmé que le Parti socialiste ne rejoindrait pas sa liste intitulée "Bollène à gauche". Ce revirement est particulièrement notable à l'heure où l'unité des forces de gauche pourrait sembler essentielle face à des enjeux politiques de plus en plus compétitifs.
Lors d'une déclaration début 2026, Barrière a exprimé sa frustration face à cette position du PS, soulignant qu'il avait même laissé des places sur sa liste pour permettre l'inclusion de socialistes. Malgré ces efforts, le soutien espéré n'est pas au rendez-vous. Il a réagi en affirmant : "Nous nous définissons comme une force de gauche, même sans leur soutien, car nous ne renonçons pas à nos principes", une déclaration qui évoque une volonté de persévérance face à l'adversité.
Sans l'appui de La France insoumise, qui s'est également distanciée, Barrière se retrouve dans une position délicate. Cette situation n'est pas unique à Bollène, mais reflète des tensions plus larges au sein de la gauche française, où les divergences idéologiques entravent souvent la possibilité d'une coopération. Des experts politiques, comme Marie Lefèvre de Franceinfo, notent que "l'absence d'alliance pourrait affaiblir l'opposition à la droite, créant un vide dangereux dans le paysage politique".
Dans ce climat déjà tendu, d'autres candidats de gauche pourraient encore décider de se manifester dans les mois à venir, ce qui pourrait redéfinir le paysage électoral. Reste à voir quelle dynamique émergera à Bollène, et si Barrière parviendra, malgré ces défis, à mobiliser un soutien suffisant pour sa candidature.







