Dans une soirée marquée par des débats intenses, les députés ont voté une proposition de loi, interdisant l'accès aux réseaux sociaux aux jeunes de moins de 15 ans. Cette mesure ambitionne avant tout de préserver la santé mentale des adolescents.
"C'est une première pierre !" déclare Laure Miller, députée du mouvement Ensemble pour la République, lors d'une intervention sur France Inter, après l'adoption du texte dans la nuit de lundi à mardi. Avec 130 voix pour et 21 contre, cette initiative a reçu le soutien d'une majorité de députés provenant de la droite, du bloc central et du Parti socialiste. Les opposants incluaient des membres de La France insoumise et deux écologistes.
La proposition de loi est désormais en route vers le Sénat, comme l’a promis Anne Le Hénanff, ministre du Numérique, qui a indiqué qu’elle serait examinée "dans les semaines à venir".
Les enjeux de cette loi sont multiples. D'une part, elle touche à la sécurité des jeunes utilisateurs dans un espace numérique souvent jugé dangereux. Selon plusieurs études, comme celles relayées par France Info, le temps passé sur ces plateformes est souvent associé à des problèmes de santé mentale tels que l'anxiété et la dépression chez les adolescents.
Des experts en psychologie des adolescents saluent également cette initiative. Dr. Pierre Dubois, psychologue pour adolescents, affirme : "Limiter l'accès à ces plateformes pourrait permettre aux jeunes de se concentrer davantage sur leur bien-être émotionnel et social, loin des pressions des réseaux".
Cependant, certains groupes s'inquiètent des implications de cette loi sur la liberté d'expression et l'autonomie des jeunes. La débat s’annonce féroce lors du passage au Sénat car il soulève de nombreuses questions sur la régulation d'un espace aussi vaste et variable que le numérique.







