En 2025, plus de 190 000 étrangers en situation irrégulière ont été interpellés en France, affichant une hausse de 30 % par rapport à 2024, d'après les dernières statistiques de la direction générale des étrangers en France (DGEF) du ministère de l’Intérieur.
Les expulsions d'étrangers, qualifiées d'"éloignements", ont grimpé de 15,7 % par rapport à l'année précédente, atteignant leur plus haut niveau depuis 2014, souligne la DGEF. En 2025, 24 985 étrangers ont été expulsés, dont plus de 15 000 par des méthodes "forcées", tandis que d'autres ont quitté le pays volontairement.
Les personnes expulsées proviennent principalement d'Algérie (10 % des expulsions), même si les éloignements vers ce pays ont baissé de 15 % par rapport à 2024, une année particulièrement marquée par des chiffres élevés. Suivent le Maroc, la Tunisie, la Géorgie, la Roumanie et l'Albanie.
Moins de régularisations, plus de titres de séjour
Concernant les régularisations, les bilans montrent une baisse de 10 %, conséquence directe de la circulaire Retailleau, qui impose maintenant une présence de sept ans sur le territoire pour justifier une demande, contre cinq années auparavant, ou trois pour les métiers en tension.
Toutefois, les nouveaux titres de séjour (hors renouvellements) ont augmenté de 11,5 % par rapport à 2024, ce qui peut être attribué à une augmentation des titres pour motifs "humanitaires". À l'inverse, les titres de séjour économiques ont chuté de 13 %, tandis que le titre étudiant demeure la raison principale d'attribution.
Les nouveautés concernant les titres délivrés aux ressortissants des pays du Maghreb révèlent une baisse : 36 100 titres pour les Marocains (-2,3 %), 28 000 pour les Algériens (-4,6 %) et 21 100 pour les Tunisiens (-6,2 %). En revanche, les titres accordés aux Afghans ont augmenté de 45,8 % (18 000), principalement pour des raisons humanitaires. Les ressortissants ukrainiens, quant à eux, ont vu une hausse exponentielle avec 14 400 titres délivrés (+306,4 %), liée aux demandes d'asile en forte augmentation en 2024.
Pour conclure, ce rapport, bien qu'il mette en lumière une augmentation des titres de séjour, reflète également une réalité complexe où les expulsions et interpellations s'intensifient. Les opinions d'experts, comme celle d'un sociologue de l'immigration, soulignent que cette dynamique pourrait avoir des impacts sur les politiques d'intégration et de régularisation à l'avenir.







