Ce mardi, les chauffeurs VTC se rassemblent à Paris, devant l'Assemblée nationale, pour revendiquer une régulation indispensable de leur profession. Ils dénoncent des commissions pouvant atteindre 45 %, une saturation excessive du marché et des conditions de travail de plus en plus difficiles. Derrière le volant, alors que les heures s'accumulent, leurs revenus se réduisent considérablement.
À partir de 13 heures, les conducteurs se retrouveront place Vauban, dans le VIIe arrondissement, avant de se diriger à pied vers leur point de rassemblement, situé devant le square d'Ajaccio. La mairie du VIIe a d'ores et déjà annoncé que des perturbations de la circulation sont à prévoir dans le secteur jusqu'à 21 heures, avec des restrictions sur plusieurs voies, notamment la rue de Grenelle et le boulevard des Invalides.
« Des problématiques sérieuses affectent notre profession », a confié Brahim Ben Ali, secrétaire général du syndicat FO-INV, à Le Parisien. Les chauffeurs critiquent les plateformes numériques qui, selon eux, ont baissé les tarifs à un niveau historiquement bas. En conséquence, cela entraîne des commissions très élevées, nuisant gravement à leur rémunération finale.
Une régulation plus stricte
Le seul moyen de maintenir un revenu viable est de prolonger les heures de travail, selon plusieurs témoignages. « Le travail devient de plus en plus pénible, couplé à un taux d'accidents en augmentation et à la malheureuse constatation de mortalité sur la route », alerte Ben Ali. De plus, la saturation du marché contribue à cette précarité croissante. Selon une enquête menée par Le Parisien, trop de chauffeurs œuvrent sur un marché qui ne permet pas à chacun de tirer un revenu décent de son activité.
Les VTC exigent ainsi une régulation plus stricte, avec des propositions telles que la limitation du nombre de chauffeurs sur le marché, ainsi qu'un encadrement des tarifs et des commissions des plateformes. « On se sent invisibles et nous souhaitons être entendus par nos élus », plaide le syndicaliste.
FO-INV a déjà pris l'initiative de sensibiliser les responsables politiques par l'envoi de rapports détaillés. « C'est notre troisième vague d'envois », précise-t-il, rappelant que ces enjeux avaient déjà été soulevés lors d'une précédente mobilisation en novembre 2024. Les chauffeurs espèrent que leur action ce mardi marquera un tournant pour leur profession, désormais en péril.







