La présidente de l’Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet, a fermement exprimé son opposition, ce mardi, à la création d’une commission d’enquête parlementaire sur le volet français de l’affaire Epstein. Elle estime qu'une telle initiative pourrait créer « des tensions avec le système judiciaire », a-t-elle déclaré lors d'une interview sur Europe 1.
Pour elle, il est crucial que « la justice puisse conduire ses propres investigations » afin d’« éclaircir les ramifications françaises » liées aux documents récemment publiés par le département de la Justice des États-Unis concernant le financier accusé de crimes sexuels, Jeffrey Epstein. Ces rapports, fournissant des millions de pages d’informations, constituent une ressource essentielle pour toute enquête légale.
La France Insoumise (LFI), de son côté, a récemment plaidé pour l'établissement d'une commission d’enquête parlementaire transpartisane, visant à permettre aux victimes de raconter leur histoire et d'explorer d'éventuelles « ingérences » et « financements » de partis politiques dans ce dossier. La demande repose sur l'idée que la lumière doit être faite sur des aspects encore flous de cette affaire complexe.
Parmi les personnalités au cœur des débats, l’ancien ministre de la Culture, Jack Lang, a été mentionné à plusieurs reprises. Il a récemment quitté la présidence de l’Institut du monde arabe après le lancement d'une enquête par le parquet national financier sur ses relations avec Epstein. Cette situation a suscité une réaction forte de la part de Braun-Pivet, qui s’est déclarée « profondément choquée » par les allégations. Elle a insisté sur l'inadmissibilité pour des hommes et des femmes politiques de tirer profit de la générosité de personnes privées, concluant : « C’est inacceptable de profiter de jet privés ou de vacances offertes ».







