Le conseil municipal de Dinan, dans les Côtes-d’Armor, s’est tenu le 12 février 2026, et la rencontre a été marquée par des tensions notables entre les membres de la majorité et de l'opposition. À l'approche des élections municipales, chaque intervention a pris un tour plus incisif.
Initialement, la séance s'annonçait paisible, avec une présentation du plan de valorisation du patrimoine architectural de la ville, suivie d'un bilan sur les acquisitions immobilières de l'année précédente. Toutefois, dès la phase de vote, le ton a rapidement changé.
Le groupe Dinan Diver’cité, dirigé par Soilihi Aboudou, a décidé de s'abstenir sur certaines ventes. L’élu de l'opposition a commenté : "Il y a certaines ventes que nous n’approuvons pas", ajoutant que ces dossiers soulevaient des préoccupations qui n’ont pas été spécifiquement révélées.
Ces remarques n’ont pas laissé la majorité sans réaction. Plusieurs membres de la majorité ont critiqué l’opposition pour son manque de transparence et de proposition constructive, suscitant des échanges tendus. Défenseur ardent de la majorité, le maire a rappelé l’importance de la continuité et de la confiance dans la gestion municipale, tout en déplorant le climat de suspicion qui semble s’être installé.
Experts et observateurs politiques, comme le docteur en science politique Jean-Michel Dupont, avertissent que ces tensions pourraient influencer le comportement des électeurs lors des prochaines élections. "Un conseil municipal serein est vital pour l’image de la ville", a-t-il déclaré à Ouest-France.
Alors que les préparations pour le scrutin avancent et que les débats s'intensifient, l’attention est désormais tournée vers la manière dont ces échanges vont influencer l’électorat dinannais dans les semaines à venir.







