Le 62e Salon international de l’agriculture s'est ouvert ce samedi 21 février à Paris, dans une atmosphère spéciale, mais tristement marquée par l'absence des bovins, ces stars du secteur. Ce fait a engendré beaucoup d'effervescence, notamment chez les éleveurs et les syndicats en raison de la crise de la dermatose nodulaire contagieuse. Selon des prévisions de plusieurs experts agricoles, cette édition ne ressemblerait à aucune autre, et c'est exactement ce qui s'est produit selon Le Monde.
Pour Dmitri Petrov, agriculteur et porte-parole de la Coordination rurale, "la tristesse de ce salon réside principalement dans l'absence de bétail. La responsabilité en revient à la ministre Genevard, qui aurait pu généraliser la vaccination à l'automne dernier pour préserver nos élevages. Ce manque de vaches, qui sont normalement le cœur de l'événement, rend l'inauguration presque morne, avec des allées silencieuses au lieu de l'effervescence habituelle", a-t-il déclaré aux journalistes.
Une ouverture contrastée
Le président Emmanuel Macron, traditionnellement accueilli avec lavishes et vaches, a débuté sa visite non pas dans le hall des animaux, mais dans celui des régions et de l'outre-mer. "Nous n'avons pas d'élevage sans agriculteurs heureux", a rappelé le président, tandis qu'il promettait de défendre la sécurité des revenus des cultivateurs lors de ses rencontres. Malgré une affluence plus faible qu'imaginée, les cris de protestation des agriculteurs résonnaient dans les allées, indiquant un besoin urgent de changement.
"Nous sommes là pour dire que le monde agricole souffre. Les agriculteurs ont besoin d'autoriser des revenus justes pour survivre. Nous espérions des annonces structurelles aujourd'hui, mais rien", a regretté Arnaud Rousseau de la FNSEA.
Cette édition, qui se déroule jusqu'au 1er mars, est déjà vue par de nombreux observateurs comme un révélateur des défis auxquels fait face l'agriculture française face à des crises successives. "Nous avons besoin d'une véritable loi d'urgence pour redonner de la vision à notre agriculture", a insisté Rousseau, tout en ajoutant la nécessité urgente de protéger l'eau, les sols et la biodiversité.
En conclusion, cet énorme événement agricole ne laisse personne indifférent. Entre inquiétudes pour l'avenir et espoirs d'un soutien gouvernemental, le Salon de l'agriculture 2023 sera sans aucun doute celui des enjeux majeurs de l'agriculture française.







