Depuis qu'Elon Musk a acquis le réseau social X en 2022, celui-ci est mêlé à un tourbillon de controverses. L'enquête en cours s'intéresse particulièrement à la manière dont l'algorithme de recommandation fonctionne, ainsi qu'à la propagation de contenus négationnistes et de photomontages non consentis.
Preuve d’un enjeu majeur : Musk est convoqué par la justice française le 20 avril prochain à Paris. Cette démarche vise à comprendre les pratiques entourant son réseau social, notamment les modifications apportées à l'algorithme de X. Non seulement Elon Musk, mais aussi Linda Yaccarino, l'ex-directrice générale de la plateforme, devront se justifier sur des accusations qui incluent la manipulation de l'algorithme, l'apologie d'idéologies extrêmes et la diffusion de contenus indésirables. Le parquet de Paris souligne dans un communiqué du 3 février que cette audition leur permettra d’expliquer leur position face aux accusations, qui font l'objet d'une attention particulière depuis janvier 2025.
Une enquête ouverte pour manipulation de l'algorithme en bande organisée
Les racines de cette enquête pénale proviennent de signalements d'un député et d'une personnalité d'institution publique française, comme l’a rapporté le parquet de Paris le 11 juillet. Avançant des soupçons sur l'utilisation de l'algorithme de X à des fins d'ingérence étrangère, ces alertes sont témoins des préoccupations croissantes concernant la gestion de la plateforme. Eric Bothorel, député apparenté EPR de Côtes-d'Armor, critique le rachat par Musk, notant des changements algorithmiques troublants et des influences apparentes favorisant certains partis politiques d'extrême droite en Europe.
"Il y a un faisceau d'indices qui laissent à penser qu'Elon Musk organise, hiérarchise des informations qui sont favorables à l'idéologie qu'il défend."
Eric Bothorel, député des Côtes-d'Armor (apparenté EPR)à franceinfo, le 7 février 2025
Alors que l'enquête progresse, la situation pourrait avoir des répercussions importantes non seulement sur Elon Musk, mais aussi sur le paysage des réseaux sociaux en France et ailleurs. Les experts s'interrogent sur les implications éthiques d'un tel contrôle sur les algorithmes et la responsabilité des dirigeants de plateformes numériques.







