Lundi 11 mai, Maud Bregeon, porte-parole du gouvernement, a révélé que 22 cas contacts ont été identifiés sur le territoire français suite à une épidémie d’hantavirus sur une croisière. L'une des passagères françaises a été testée positive, marquant ainsi le premier cas sur le sol français.
Une des croisiéristes, rapatriée le 9 mai depuis Tenerife par un vol sanitaire, a présenté des symptômes de légère fièvre. Après un test PCR, le résultat s'est révélé positif, comme l'a annoncé Stéphanie Rist, ministre de la Santé, sur France Inter.
Les 22 personnes contactées par les autorités de santé ne proviennent pas toutes du MV Hondius, qui a quitté Ushuaïa (Argentine) le 1er avril. Cependant, elles ont voyagé sur d'autres vols empruntés par les croisiéristes entre Sainte-Hélène et Johannesburg ou Johannesburg et Amsterdam. La majorité d'entre elles, bien que leur nationalité ne soit pas confirmée, est supposée être française et se trouve actuellement en auto-isolement, étant donné que la période d'incubation de l’hantavirus peut durer jusqu'à six semaines.
Un décret publié le 11 mai
Un décret récent, publié dans le Journal officiel, indique que ces cas contacts disposent désormais de la possibilité de séjourner à l’hôpital pendant toute la durée de leur isolement, soit 42 jours, ce qui était auparavant limité à trois jours d'hospitalisation suivis de 42 jours à domicile.
Lors d'une interview sur BFMTV, Maud Bregeon a rassuré la population : "C’est un virus que nous connaissons bien, avec un retour d’expérience significatif sur les événements passés". Elle a également souligné que des mesures strictes avaient été mises en place pour protéger la santé publique.
Aux États-Unis, un cas d'hantavirus a également été confirmé chez un passager rapatrié de la même croisière. Il est à noter que trois décès ont été enregistrés à bord du MV Hondius, y compris celui d'un couple de septuagénaires.







