Selon l'Office européen de lutte antifraude (Olaf), les produits saisis, provenant de Roumanie, Serbie et Espagne, étaient issus d'un unique fournisseur en Chine, ce qui a mis en danger la santé des consommateurs.
Ce réseau illégal commercialisait des préservatifs contrefaits arborant le nom et le logo d'une marque populaire. L'Olaf a révélé mardi 7 juillet que près de 200 000 préservatifs avaient été écoulés à travers l'Europe, comme rapporté par Le Parisien.
L'enquête menée par l'Olaf, en collaboration avec les autorités douanières des États concernés, a permis d'identifier la source de l'exportation en Chine. Grâce à des échanges d'informations avec les autorités chinoises, l'agence européenne a pu suivre la piste jusqu'à l'exportateur responsable.
Les préservatifs contrefaits sont dangereux
"Les marchandises été faussement étiquetées comme des jouets, afin d'éviter les contrôles douaniers," a déclaré l'Olaf. Ce comportement irresponsable constitue un risque pour la santé des utilisateurs, dont il n'était pas possible d'alerter individuellement.
Petr Klement, directeur général de l'Olaf, a mis en garde : "Les préservatifs contrefaits peuvent entraîner des infections sexuellement transmissibles, des grossesses non planifiées ou l'exposition à des substances nocives." Ces produits, considérés comme des dispositifs médicaux, sont soumis à des réglementations strictes en Europe, le marquage CE étant obligatoire pour garantir leur conformité et efficacité, via des évaluations rigoureuses et un contrôle de qualité des fabricants.







