Alors que les négociations à Marseille ont échoué, le conflit à la Corsica Linea et à la Méridionale reste toujours aussi tendu. La grève à l'initiative de la CGT se poursuit, tandis que les syndicats STC et SAMM adoptent une position de retrait pour le moment.
Le STC, bien qu'il n'ait pas rejoint la grève de la CGT, insiste sur le fait qu'aucune solution satisfaisante n'a été fournie lors de la rencontre à la préfecture des Bouches-du-Rhône le 5 février. Le syndicat appelle désormais à un véritable engagement politique de la part de la Collectivité de Corse, qui doit rencontrer les syndicats ce vendredi.
Une solution politique nécessaire
« Au niveau national, il manque clairement une volonté politique pour mettre en œuvre des actions concrètes », déclare Marc-Aurèle Orsoni, délégué STC à la Méridionale. Il insiste sur l'importance d'obtenir un courage politique au niveau local, afin d'assurer la pérennité des transports maritimes en évitant des crises similaires à celle-ci. Il propose la création d'une compagnie régionale comme solution. « Depuis des décennies, nous appelons à cette initiative qui pourrait véritablement apaiser les tensions dans le secteur maritime de l'Île. »
Vigilance et dialogue en priorité
Le STC choisit de ne pas s'impliquer dans la grève de la CGT ni dans les actions sporadiques menées par le SAMM dans les ports. « Le STC a toujours privilégié le dialogue », souligne Orsoni. « Nous avons toujours pris en compte les impacts de nos décisions sur la population de Corse. Dans le contexte économique actuel, renforcer notre position serait inopportun. »
Cependant, les représentants des marins du STC restent vigilants. « Si nous constatons que les transports maritimes de la Corse sont menacés, que l'économie pâtit de cette situation avec des conséquences sociales dramatiques, nous n'hésiterons pas à agir », prévient Orsoni. « Nous pourrions envisager un conflit d'une ampleur historique. »







