Le bras de fer se poursuit à l’hôpital d'Ajaccio. Ce mardi 17 février, le STC a pris position au cinquième étage de l’établissement, où résident les bureaux de la direction. Cette action s'inscrit dans le cadre d'un conflit qui oppose les brancardiers à la direction de l'hôpital depuis plus d'une semaine, comme le rapportent plusieurs médias locaux.
La mobilisation a débuté le 9 février par l'occupation des locaux de l’ARS à Ajaccio. Les revendications des professionnels restent fermement inchangées : le collectif des brancardiers et le syndicat exigent le départ immédiat du directeur de l'hôpital de la Miséricorde. Les grévistes affirment n'avoir reçu aucune réponse concrète de la part des autorités, ce qui contribue à alimenter la frustration parmi le personnel soignant.
Selon Radio France, les témoins de la situation sur place soulignent qu'aucune entrave n'est faite aux autres personnels qui continuent de travailler dans les divers services concernés par ces blocages. L'occupation vise à afficher la détermination des grévistes tout en maintenant une pression constante sur les responsables.
Des propos à l’origine des tensions
Ce conflit a éclaté à la suite de déclarations jugées insultantes faites par le directeur lors d'une réunion consacrée à la réorganisation des tâches des brancardiers. À l'issue de cette réunion, les membres du collectif et le STC ont dénoncé ces propos et décidé d'intensifier le mouvement, testament de l'exaspération de ceux qui se sentent méprisés.
Les grévistes, en l'absence de réponses satisfaisantes, n'excluent pas la possibilité de durcir leur action si les autorités compétentes, notamment le ministère de la Santé et la direction de l'ARS, ne réagissent pas rapidement. Selon les experts interrogés, l'issue de ce conflit semble dépendre des choix qui seront effectués par ces mêmes institutions dans les jours à venir.
Une situation précaire dans les services d'urgence
Parallèlement, une grève des services d'urgence a été déclenchée le 10 février. Le personnel dénonce des conditions de travail jugées « indignes » et susceptibles de compromettre la sécurité des patients. La situation au sein de l’établissement ajaccien reste tendue, et aucune solution de crise ne semble encore émerger, laissant présager des jours difficiles devant nous.







