La Corse est en proie à un problème majeur de santé publique, étant l'une des régions les plus affectées par le tabagisme en France. Selon les données de santé, le taux de mortalité lié à la consommation de tabac dépasse de 40 % celui de l'Île-de-France, qui est la moins touchée. En effet, chaque année, 480 décès sont attribués au tabagisme sur l'île, plaçant la Corse au sommet du triste classement national.
Ce problème est particulièrement aigu parmi les jeunes femmes : une étude récente révèle qu'une femme sur trois, âgée entre 18 et 29 ans, fume quotidiennement. Ce phénomène conduit à un taux de mortalité dû au tabac chez les femmes qui est 30 % plus élevé que la moyenne nationale, attirant l'attention des experts sur la nécessité urgente d'agir.
Dans ce contexte, Elise Charlot, directrice régionale d'Addictions France, souligne l'importance de renforcer les initiatives préventives. "Il est essentiel de disposer des moyens nécessaires pour lutter efficacement contre le tabagisme. Paradoxalement, alors qu'il existe des ressources, elles ne sont pas toujours mobilisées de manière optimale", explique-t-elle. Un avis partagé par plusieurs professionnels de la santé qui insistent sur une approche multidimensionnelle pour atteindre les jeunes, notamment par le biais de campagnes de sensibilisation ciblées.
Les initiatives pourraient inclure des programmes éducatifs dans les écoles, ainsi que des ressources d'accompagnement pour les fumeurs souhaitant arrêter. D'autres régions comme l'Occitanie montrent l'efficacité de telles mesures, soulignant que chaque effort compte pour réduire le nombre de morts évitables.
Face à cette situation alarmante, comment la Corse peut-elle mobiliser ces moyens pour inverser la tendance ? La réponse pourrait résider dans une stratégie plus intégrée et collective, impliquant à la fois les institutions de santé, les éducateurs et la communauté. Ensemble, il est possible de faire reculer le fléau du tabagisme sur l'île.







