La situation électorale à Cuba se dégrade avec une nouvelle panne générale survenue vendredi, qui a plongé une fois de plus des millions de citoyens dans le noir. Selon la compagnie nationale d’électricité (UNE), seules 12 % des habitations de La Havane avaient retrouvé l’électricité samedi soir, ce qui souligne l’ampleur des difficultés rencontrées par l'île après ce qui est devenu une fréquente coupure.
Ce désastre électrique est principalement imputable à un manque crucial de carburant, conséquence directe du blocus économique imposé par les États-Unis. Depuis janvier, une seule livraison de pétrole brut est parvenue sur l'île, et celle-ci a déjà été épuisée, aggravant ainsi la situation. Le président Miguel Diaz-Canel a qualifié les circonstances actuelles de "très complexes", confirmant que le blocus américain contribue à une crise énergétique sans précédent.
Des habitants fatigués par les coupures incessantes
Les Cubaains, éprouvés par des coupures pouvant s'étendre sur plus de 30 heures, expriment leur exaspération. Eneyda Gomez, une retraitée de 71 ans, a partagé avec l'AFP : "Que puis-je faire ? Je ne peux rien faire autre que m’adapter à cette réalité tragique." Son témoignage résonne avec les nombreuses plaintes des habitants qui se voient contraints de vivre avec ces interruptions récurrentes.
En parallèle, des experts pointent du doigt la vétusté du réseau électrique cubain, qui, combinée à l'absence de nouveaux approvisionnements, rend ce dernier particulièrement vulnérable. Comme l’a expliqué Félix Estrada de l'UNE, les conditions actuelles ralentissent gravement le processus de réparation.
La réponse du gouvernement face à la crise
Les actions des autorités reflètent la gravité de la situation. Les équipes sur le terrain tentent de restaurer le service dans des conditions de plus en plus difficiles. La dernière panne a également mis en lumière l’absence de solutions à court terme, alors que la population désespère face à un été tropical écrasant sans électricité adéquate. Le président a déclaré que les défaillances sur le réseau contribuent à une "chute partielle" du système, provoquant un stress additionnel dans les opérations de rétablissement.
De plus, les manifestations sporadiques se multiplient dans les quartiers les plus touchés, illustrant le ras-le-bol des citoyens. D'après des sources locales, ces actes de désespoir, tels que l’incendie de tas d’ordures, témoignent d’une colère latente envers la situation actuelle et l'inefficacité apparente du gouvernement à y remédier.
Face à cette crise humanitaire et énergétique, la communauté internationale continue de surveiller de près l'évolution de la situation. Chacun espère qu'une solution viendra rapidement, permettant aux Cubains de retrouver une vie normale loin de l'angoisse des coupures d’électricité.







