Jean-Pierre Farandou, ministre du Travail, a annoncé que le débat autour du projet de loi concernant l'allocation sociale unifiée se tiendra au Parlement au "printemps". L'objectif est de permettre une adoption "sans 49.3", comme il l'a précisé dans une interview accordée au Figaro ce 6 février.
Cette allocation unique, qui vise à simplifier le paysage des prestations sociales—en fusionnant le RSA, la prime d'activité et l'APL—pourrait peser près de 40 milliards d'euros d'aides annuelles. Ce projet, promesse de campagne du président Emmanuel Macron, se veut une réponse efficace au taux de non-recours de certaines aides.
Relancée par le Premier ministre Sébastien Lecornu en novembre dernier, l'initiative a été mise sous pression par les discussions budgétaires. De nombreux experts, comme la sociologue Élodie Renaud, soulignent l'importance de cette réforme pour garantir un meilleur accès aux aides sociales. "C'est une chance de réduire les inégalités et d'assurer une protection sociale plus efficace", déclare-t-elle.
Alors que les enjeux se précisent, le gouvernement espère que l'adoption de ce projet marquera un tournant significatif dans la politique sociale française. La mise en œuvre d'une telle allocation pourrait également susciter des réactions variées au sein de l'opinion publique, mais l'exécutif reste déterminé à aller de l'avant et à apporter des solutions concrètes aux préoccupations des citoyens.







