Pour contrer le gaspillage numérique, les Ateliers du bocage mettent en avant des ordinateurs cabossés à prix attractifs. Inspirés par la tendance des fruits et légumes moches, ces appareils reconditionnés illustrent un engagement fort envers la durabilité.
Située au Pin, cette coopérative d'intérêt collectif, qui compte 200 employés, se consacre à la seconde vie des ordinateurs souvent destinés au recyclage. Les Ateliers du bocage lancent ainsi la série des « K-bossés », valorisant les imperfections esthétiques de ces machines.
Rayures, fêlures, peinture écaillée : pas si graves !
« La performance est au rendez-vous. Il est choquant de jeter des produits encore fonctionnels simplement en raison de leur apparence », explique Jean-Charles de Freitas, responsable de l’atelier informatique. Ce sont des ordinateurs avec des défauts visibles, mais qui fonctionnent parfaitement. Même des systèmes ayant des claviers abîmés ou des problèmes d'affichage font partie de l'offre.
Les Ateliers apportent tout le soin nécessaire au reconditionnement, garantissant chaque appareil pendant 12 mois. En effet, ces produits dont le prix initial commence à 420 euros sont désormais accessibles dès 144 euros, permettant ainsi d'offrir des solutions informatiques à ceux qui en ont le plus besoin.
Une qualité optimale pour tous
Cette initiative constitue une aubaine pour les particuliers et les associations à budgets serrés. Jean-Noël Coulon, coordinateur des stocks, affirme que la qualité est indéniable : « Au niveau qualité, c'est le top ! » Environ cinquante PC cabossés sont déjà disponibles à la vente, avec encore d'autres à venir.
Maxime Le Floch, un employé et client des Ateliers, témoigne de sa satisfaction : « Mon ancien PC avait 10 ans et c'était le bon moment pour changer. Malgré quelques imperfections esthétiques, la machine est impeccable à l’intérieur. »
Les Ateliers du bocage réussissent ce pari économique tout en restant fidèles à leur vocation sociale : « Ce n'est pas une grosse source de profit, mais cela reste plus rentable que de vendre des pièces détachées et nous favorisons l'emploi », concluent Jean-Charles, Jean-Noël et Maëva Robin.
Face à une demande croissante, cette coopérative envisage même d'inclure dans sa gamme des smartphones initialement mis à l'écart. Actuellement, plus de 400 000 appareils ont été reconditionnés l'année dernière, témoignant d'un fort engagement envers une consommation plus responsable.







