Les dirigeants du port de Sète-Sud de France, situé dans l'Hérault, ont affiché des ambitions claires pour les années à venir. Lors d'une récente réunion, ils ont affirmé leur volonté de transformer le port en référence méditerranéenne d'ici 2030. L'état actuel du port, qui fêtera bientôt ses 360 ans, semble prometteur.
Avec une part de commerce représentant 80 % de ses activités, le port a connu une croissance impressionnante ces onze dernières années, à l'exception de l'année 2020 marquée par la pandémie. En 2025, il devrait traiter 6 millions de tonnes de marchandises, consolidant ainsi sa place en tant que 8ème port français. L'objectif est de se hisser à la 7ème place, d'autant plus que tonnage annuel et emplois directs ont doublé en 15 ans, atteignant maintenant 2 500.
Le plan stratégique dévoilé par Philippe Malagola, président du port, et Olivier Carmes, directeur, prévoit la création de 200 nouveaux emplois de 2026 à 2030, en plus des 1 500 emplois indirects déjà générés.
Développement des ferries
Un autre axe de développement concerne les ferries. Le port a diversifié ses liaisons vers des destinations telles que l'Algérie, la Corse et les îles Baléares, tout en maintenant le Maroc comme un partenaire privilégié, représentant les deux tiers des 240 000 passagers annuels.
Pour améliorer la circulation, une nouvelle route d'accès à la gare maritime Orsetti sera testée dès cet été pour réduire les embouteillages pendant la haute saison. Un ouvrage d'art est également prévu pour 2027 pour fluidifier le trafic en ville.
Réinvention des croisières
En revanche, le secteur des croisières semble ralentir avec une volonté de privilégier des navires plus petits et écologiques. Le nombre de passagers annuels a été réduit de 120 000 en 2018 à 35 000 en 2025.
Démarche de décarbonation
Les ferries accostant à Sète peuvent désormais se brancher à l'électricité, ce qui leur permet d’éteindre leurs moteurs durant l'accostage, réduisant ainsi la pollution. Un raccordement similaire est prévu pour les navires de croisière d'ici 2028. De plus, un objectif ambitieux de développement du transport ferroviaire et fluvial de 10 à 20 % vise à éliminer 70 000 camions de la circulation annuelle.







