Lors d'une récente interview sur France Inter, Jean-Michel Aulas a fait un grand flou autour du prix d'un abonnement mensuel de transports à Lyon, se trompant sur un chiffre clé. À la suite de la bourde médiatisée de Sarah Knafo sur le prix du Pass Navigo, cet incident rappelle que de nombreux candidats aux élections municipales peinent à fournir des informations précises sur des sujets cruciaux.
Interrogé sur le tarif des transports en commun dans la métropole lyonnaise, Aulas a d'abord affirmé connaître le prix, mais a ensuite mal évalué le coût d'un abonnement mensuel au réseau TCL, déclarant qu'il était de «50 euros» alors qu'en réalité, il s'élève à 74,10 euros. Face à cette erreur, il a tenté de justifier sa réponse en évoquant qu'il y avait des réductions disponibles, indiquant par ailleurs que le tarif complète est de 37,05 euros après un remboursement employeur de 50%.
Les droits de transport pour les jeunes adultes s'établissent à 25 euros, et pour les retraités à 37 euros, rendant la confusion d'Aulas encore plus surprenante. En ce qui concerne le prix d'un ticket à l'unité, Aulas a également fourni des indications erronées, avançant un tarif de 1,80 euro, alors que le prix correct s'élève à 2,10 euros par ticket pour les zones 1 et 2.
Cette situation soulève des questions importantes sur la maîtrise des aspects pratiques de la vie urbaine par ceux qui aspirent à diriger nos villes. Comme l'a souligné Géraldine Deshaye, linguiste et spécialiste des questions urbaines, « il est essentiel que les responsables politiques soient bien informés des réalités qu'ils administrent pour maintenir la confiance du public ». Avec des élections municipales à l'horizon, les candidats comme Aulas devront être scrupuleusement attentifs aux détails qui comptent.







