D'après le rapport de l'Igas, le déficit croissant des hôpitaux publics est principalement dû à un sous-financement structurel, qui aurait exacerbé les déficits. Ce dernier est confirmé par le directeur des hôpitaux de Paris, affirmant qu'il est crucial d'augmenter les ressources de l'Assurance maladie pour équilibrer les comptes.
Ces charges non financées sont responsables d'une part significative de l'intensification des déficits, précise l'Igas. Rappelons qu'en 2023, ce déficit était de 2,4 milliards d'euros, selon la Direction de la recherche, des études, de l'évaluation et des statistiques (Drees).
La plus grande part du déficit, soit 1,1 milliard d'euros, provient du sous-financement systématique de l'évolution de la masse salariale, particulièrement en raison des avancements et du vieillissement des équipes non médicales. Ce phénomène est souvent désigné par l'acronyme GVT (glissement-vieillesse-technicité).
De plus, des retards dans l'application des mesures salariales post-Covid, comme celles du Ségur de la santé, ont également aggravé la situation, générant un besoin de financement supplémentaire de 457 millions d'euros. L'absence de réévaluation des salaires des internes, malgré l'augmentation de leur rémunération et de leurs nombres, a accru les coûts non couverts à hauteur de 137 millions d'euros.
Un besoin de 1,3 milliard d'euros pour compenser l'inflation en 2024
Concernant l'inflation, souvent mise en avant par les gestionnaires, l'Igas n'a pas observé de sous-financement. Elle affirme que les crédits établis seront, en théorie, suffisants pour équilibrer les dépenses d'ici à 2025. Cependant, la Fédération hospitalière de France (FHF) a exprimé son mécontentement face à ce rapport, soulignant qu'en 2024, la compensation des effets de l'inflation nécessitait 1,3 milliard d'euros pour les établissements publics.
En conclusion, le rapport de l'Igas a validé la position de la FHF concernant le sous-financement des mesures salariales, mais a omis d'aborder la question cruciale du financement de l'inflation, laissant ainsi les hôpitaux dans une situation précaire.







