Ce n'est pas une bonne nouvelle pour les conducteurs de véhicules électriques. Selon les récents rapports de la plateforme Assurland, les coûts d'assurance pour ces voitures surpassent désormais ceux des modèles thermiques, qu'il s'agisse d'essence ou de diesel. Cette tendance alarmante, révélée dans un baromètre d'Assurland publié en février 2026, indique une hausse substantielle de 45 % des tarifs en deux ans.
une hausse injustifiable des coûts
En 2025, les propriétaires de voitures électriques payaient en moyenne une surprime de 818 euros par an, représentant 9 % de plus par rapport aux voitures à essence (753 euros) et 11 % plus que celles à diesel (735 euros). Alors que le tarif moyen pour les assurances de véhicules électriques était de 565 euros en 2023, cette récente montée en flèche positionne clairement les véhicules électriques dans une catégorie tarifaire supérieure.
L'étude indique que cette hausse peut être principalement attribuée à la valeur élevée des composants des véhicules, notamment les batteries, qui sont coûteuses à remplacer. Par ailleurs, la complexité des réparations nécessitant une main-d'œuvre qualifiée ainsi que le fait que le parc de véhicules électriques est encore relativement jeune, contribuent également à cette hausse significative des coûts.
des différences notables selon les marques et les régions
Il existe également des disparités au niveau des tarifs d'assurance selon les marques. Tandis que des marques comme Dacia et Honda offrent des tarifs annuels inférieurs à 600 euros, des modèles comme Tesla peuvent coûter jusqu'à 1 110 euros à assurer. Les jeunes conducteurs, notamment dans la tranche d'âge 17-25 ans, se voient également imposer des primes d'assurance plus élevées que celles de leurs aînés entre 56 et 70 ans, comme l'indiquent nos confrères de Les Numériques.
En outre, les prix varient selon les régions en France, la Corse étant reconnue comme la région où assurer un véhicule devient le plus cher. Les experts du Figaro conseillent aux assurés de renégocier leur contrat ou de changer d'assureur tous les deux à trois ans pour alléger leur facture.







