Le 11 mai, le chanteur marocain Saad Lamjarred débute son procès devant la cour d'assises du Var pour des faits de viol survenus en août 2018 à Saint-Tropez, comme l'annonce le Républicain Lorrain. Ce procès, qui se tient à huis clos à la demande de la partie civile, pourrait marquer une étape cruciale dans la carrière d'un artiste déjà controversé.
Accusée par une ex-barmaid d'avoir été violée dans une chambre d'hôtel, cette femme affirme avoir été "tétanisée" au moment des faits. Lamjarred, toutefois, soutient avoir eu une relation consentie. Les enquêtes ont révélé une alcoolisation importante des deux parties et des tentatives d'accords financiers visant à mettre fin à l'affaire. Un témoin a même déclaré qu'un homme aurait proposé 200 000 euros à la plaignante.
Un habitué des tribunaux
Saad Lamjarred, âgé de 41 ans, n'en est pas à son premier conflit avec la loi. En 2010, aux États-Unis, il a été impliqué dans une affaire d'agression sexuelle qui a été classée après un arrangement financier. En 2016, une autre femme à Paris l'a accusé de l'avoir agressée et frappée, ce qui lui a valu une condamnation de six ans de prison en 2023 en France. Avec des accusations à répétition, ce nouveau procès, qui était initialement prévu en 2025, pourrait entraîner une peine beaucoup plus sévère, compte tenu de sa récidive éventuelle.
Les experts légaux estiment que les conséquences pourraient être désastreuses pour sa carrière déjà mise à mal. Maître Karim Ghazali, spécialiste en droit pénal, déclare : "Chaque nouvelle accusation jette une ombre sur sa crédibilité en tant qu'artiste, et cela pourrait avoir des répercussions sur ses futures collaborations dans le milieu de la musique." La star, malgré le soutien d'une base de fans solide, fait face à une épreuve judiciaire qui ne l'épargnera pas.







