Lors de la réouverture des débats, Christophe Guazzelli, principal accusé, a pris la parole pour expliquer ses motivations profondes et décharger ses coaccusés. Évoquant un lourd passé marqué par la violence, il a affirmé qu'il n'y avait ni héritage ni appareil criminel à l'origine de son parcours judiciaire.
"Il n'y a pas d’héritage, pas d’appareil criminel !" a déclaré Guazzelli, dont les réflexions ont révélé un désir de vengeance ancré dans la douleur de l'assassinat de son père en 2009. Cette tragédie personnelle a influencé sa trajectoire et son choix de s'engager dans des activités criminelles, qu'il cherche à justifier sous l'angle d'une quête de justice.
Le témoignage de Jérôme Tousaint, présent par visioconférence, a été décisif pour l'accusation, tentant de relier Jacques Mariani au projet criminel. Guazzelli, en larmes, a décrit l'impact quasi irréversible du meurtre de son père, déclarant : "C'est à ce moment que je sais que je vais venger mon père".
« Vivre en Corse, c’est ce qui m’a conduit ici », a-t-il encore précisé, révélant comment son premier emprisonnement lui avait permis d’établir des réseaux, et comment il avait, selon lui, organisé un trafic de drogue depuis l'Espagne pour financer ses actes répréhensibles.
Guazzelli ne cherche pas à minimiser ses actions, affirmant : "Je ne cherche pas à glorifier, c’est quelque chose de très mal". Il a également critiqué le soutien allégué dont bénéficiait le clan ciblé, précisant qu'il n'avait pas les moyens d'agir autrement.
Un autre point notable fut son appel à faire preuve de bon sens en déchargeant ses complices, arguant : "Si on avait vraiment voulu monter un clan, j’aurais été chercher des compétences !" Pendant ce temps, son frère Richard Guazzelli a exprimé sa tristesse face aux choix de Christophe, rappelant leur enfance perturbée par la violence familiale.
Au cours des débats, l’accusé Ange-Marie Michelosi a reconnu des liens avec Cathy Chatelain, celle-ci ayant contribué à la désignation des cibles du meurtre. Michelosi, condamné à 25 ans en première instance, a également souligné qu’il ne pouvait être tenu responsable du projet criminel.
Les enquêtes continuent de lever le voile sur les dynamiques complexes de ce procès, avec des témoignages qui oscillent entre déni et reconnaissance. A l’issue de cette journée riche en émotions, Jacques Mariani et François Marchioni ont persisté dans leur défense, chacun apportant leur vision de la réalité.
La suite des débats se poursuivra ce lundi à 9 heures, laissant présager encore d’intenses révélations.







