Alain Orsoni, éminent acteur de la vie politique et sportive corse, a été tragiquement abattu à l'âge de 71 ans lors des obsèques de sa mère dans le village de Vero, en Corse-du-Sud. Selon des témoignages recueillis par l’Agence France-Presse, la victime a été touchée par un unique tir, plongeant une famille déjà éprouvée dans un chagrin profond.
Orsoni, ex-dirigeant du club de football de l'AC Ajaccio, avait déjà frôlé la mort en 2008, échappant à une tentative d’assassinat qui avait suscité une vive émotion au sein de la communauté corse. La violence du milieu insulaire n'est pas inconnue, et cet incident rappelle le parcours tumultueux de sa famille. Son frère, Guy, a également été victime d'un assassinat en 1983, un événement qui a profondément marqué la vie d'Alain et ses engagements.
Ce nouvel assassinat soulève des questions quant à l’impunité dont bénéficient encore certains milieux en Corse. Jean-Gabriel Dufour, expert en criminalité organisée, souligne que cet acte tragique pourrait être lié à des rivalités anciennes, sans pour autant précéder d’éléments précis. "La violence en Corse a des racines profondes, et ce type d'assassinat témoigne d'une lutte latente qui n'est pas près de s'éteindre", déclare-t-il.
Les proches d'Orsoni se souviennent d'un homme attaché à ses valeurs et à sa vision de la Corse, un héritier d'une histoire complexe. Son fils, également impliqué dans le monde du sport, sera sans aucun doute touché par cette perte tragique.
Les réactions à cette nouvelle se multiplient, tant sur le plan local que national, illustrant l'inquiétude face à la persistance de la violence sur l'île. "Nous devons agir pour que ce cycle tragique s'arrête", a affirmé un représentant de l’Assemblée de Corse. Cet événement tragique relance le débat autour de la sécurité et de l'avenir de la Corse, un sujet qui préoccupe de nombreux habitants et dirigeants.







