Le préfet maritime de la Méditerranée a confirmé l'arrêt des recherches après une opération marathon de trente heures, qui a uniquement permis de secourir un naufragé. Cet événement tragique s'est produit au large de la Sardaigne, soulignant les dangers persistants de la migration maritime.
Le naufrage a été signalé par un navire de commerce mardi dernier, alertant les autorités dans l'après-midi à propos d'une embarcation de « 7 à 8 mètres » en détresse. La situation était critique, le bateau étant localisé à environ 130 kilomètres de l'île sarde de San Pietro. En réponse, le Centre régional opérationnel de surveillance et de sauvetage de Méditerranée (CROSS MED) a été activé pour coordonner un vaste dispositif de secours.
Mobilisation d'intervenants aériens et maritimes
Pour intensifier les efforts, des avions de surveillance de la marine nationale française et plusieurs hélicoptères ont été déployés. Notamment, un Falcon 50 de la marine nationale, basé à Lann-Bihoué, ainsi qu'un hélicoptère PUMA SAR de l’armée de l’air stationné en Corse-du-Sud, ont pris part à l'opération. Des sources rapporte que l’Italie a également contribué en envoyant des hélicoptères pour les recherches aériennes.
Le temps se dégrade rapidement avec des vents forts et des vagues agitées, rendant les recherches difficiles. Cependant, malgré ces conditions, les avions continuent les opérations durant la nuit. Aux alentours de 4 heures du matin, un avion de patrouille parvient finalement à localiser l'embarcation, qui était alors déjà en train de chavirer. Des chaînes de sauvetage ont été larguées dans un dernier effort pour aider les naufragés.
Un seul naufragé récupéré
Le navire de commerce Kimberly C, intégré au dispositif de recherche, réussit à récupérer un naufragé à 6 heures du matin. Bien que la victime soit consciente, elle souffre d'hypothermie et est en état de choc. Les recherches se poursuivent tout au long de la journée, mais aucun autre survivant n'est localisé avant que les opérations ne soient suspendues.
La préfecture maritime a indiqué que, malgré la fin des opérations de recherche, tous les navires dans la zone doivent rester vigilants pour signaler tout signe de vie. Des experts en sécurité maritime soulignent l'importance de rester attentif aux conditions en mer, qui présentent des dangers accrus pour les migrants. Des ONG comme SOS Méditerranée partagent également leur soutien et leurs préoccupations concernant la tragédie des migrants dans cette région.







