Le 13 avril, Paul Hounkpè, l'opposant béninois, a officiellement reconnu sa défaite lors des élections présidentielles, félicitant son principal rival, Romuald Wadagni, qui est le candidat de la majorité et le grand favori du scrutin. Les premières données indiquent une avance décisive du ministre d'État, ancien collaborateur de Patrice Talon, le président sortant.
Hounkpè a déclaré dans un communiqué : « Il apparaît qu’une avance se dessine en faveur de Romuald Wadagni. Je prends acte avec responsabilité de cette dynamique telle qu’elle se dégage des premières observations. » Ces résultats préliminaires, rapportés par plusieurs médias locaux tels que France Info, soutiennent l'idée d'une victoire écrasante de Wadagni.
Les premiers résultats, utilisés pour des estimations préliminaires, montrent la domination de Wadagni dans de nombreux bureaux de vote. L'annonce officielle des résultats par la commission électorale est attendue d'ici mardi. Au cours de sa campagne, Hounkpè a fait preuve de modération, se positionnant au-dessus des clivages politiques.
« Au ministre d’État Romuald Wadagni, j’adresse mes félicitations républicaines. La démocratie impose le respect mutuel et l’élévation au-dessus des clivages partisans, » a-t-il ajouté, soulignant ainsi la nécessité de maintenir une certaine civisme politique.
Wadagni, considéré comme le dauphin de Patrice Talon, a été ministre des Finances durant une décennie, jouant un rôle clé dans la transformation économique du Bénin. Avec son mentor passant le flambeau après deux mandats, le pays se dirige vers une nouvelle ère sous sa direction, même si des défis majeurs demeurent, tels que l'augmentation des violences dans la région nord et un recul des libertés publiques, comme l’a rapporté Le Monde.







