Dans un tournant inattendu, la défaite de Viktor Orban aux élections hongroises a suscité un fort émoi au sein du Rassemblement national (RN) en France. Le parti de Marine Le Pen, qui voyait en Orban un allié stratégique très précieux, fait face à une période d'incertitude. En effet, la leader du RN a exprimé que la chute de l'ancien Premier ministre hongrois pourrait représenter "incontestablement un frein" pour ses propres aspirations politiques.
Orban, symbole de la droite nationaliste en Europe, a accepté les résultats des élections avec "élégance", marquant ainsi la fin de ses seize années de règne. Bien qu'il ait reçu le soutien traditionnel de Le Pen et de son président Jordan Bardella, leur élan semble désormais entaché d'amertume face à la pression des institutions européennes, qu'ils qualifient d'"accusations grotesques".
Le RN ne souhaite toutefois pas s'éloigner d'Orban, qu'il considère comme un "grand patriote". Marine Le Pen a même songé à un soutien mutuel plus marqué, en prévision des élections cruciales de 2027, qui pourraient remodeler le paysage politique de l'Union européenne, notamment en France, en Italie, en Espagne et en Pologne, d'après Le Monde.
Ce soutien est d'autant plus crucial pour le RN, qui lutte pour accroître son influence au sein du Parlement européen. Cependant, la déclaration de Le Pen qu'un soutien continu de la Hongrie est indispensable révèle une dépendance inquiétante. Elle a reconnu que sans Orban, son plan ambitieux pour renforcer le camp nationaliste serait affaibli, malgré leurs "divergences" sur des sujets d'importance, notamment les droits humains.
En revanche, certains au sein du RN estiment que cette défaite reste une simple "péripétie électorale". Un proche de Le Pen mentionne qu'"il n'est pas inhabituel de voir des pertes sèches", tout en ajoutant que le mouvement nationaliste est encore loin d'être vaincu.
D'ici là, le RN doit relever le défi de rassembler ses troupes tout en naviguant dans un paysage politique européen en mutation, où la perte d'un allié fort comme Orban pourrait remettre en question les dynamiques de pouvoir à court terme.







