L’armée iranienne, représentée par les Gardiens de la révolution, a récemment saisi deux pétroliers dans le Golfe, un acte qui suscite des inquiétudes croissantes dans la région. Selon des informations relayées par l'agence Tasnim, les détails concernant les pavillons des navires et l'identité de leurs équipages sont encore flous.
Cette action a pour fondement des accusations de contrebande de carburant. Les Gardiens de la révolution ont annoncé que plus d'un million de litres de carburant illicite avaient été découverts à bord des deux navires, entraînant l'arrestation de quinze membres d'équipage d'origine étrangère, bien que leur nationalité demeure non divulguée.
D'après les déclarations officielles, les navires auraient été interceptés proche de l’île iranienne de Farsi, où des opérations de surveillance intensifiées ont permis leur localisation. Ces bâtiments étaient décrits comme ayant été engagés dans des activités de contrebande pendant plusieurs mois, soulevant des questions sur la sécurité maritime dans la zone, selon Le JDD.
Cette saisie ambitieuse survient dans un contexte de tensions accrues, marqué par le stationnement de l'Abraham Lincoln, un porte-avions américain dans la région, décision prise suite à des mouvements de protestation en Iran. La présence de cette flotte américaine, capable de frapper rapidement avec des missiles Tomahawk, constitue une menace potentielle pour le régime iranien.
« Cette situation représente un défi sérieux pour l'Iran, en particulier après la dégradation de ses capacités de défense aérienne pendant la guerre des Douze Jours », indique une source de renseignement impliquée dans l'analyse de la situation actuelle.
20 % de la consommation mondiale transite par la zone
La menace d'une fermeture du détroit d’Ormuz, artère névralgique pour le passage du pétrole, est également évoquée par les médias proches du pouvoir iranien. Ce phénomène pourrait entraîner des répercussions notables sur le marché mondial de l'énergie, car le détroit est responsable du transit d'environ 20 millions de barils de pétrole chaque jour.
« Toute perturbation de cette voie maritime pourrait provoquer des retards significatifs dans l'approvisionnement mondial en pétrole, ce qui impacterait immédiatement les prix », avertit un économiste. Ce verrou stratégique est souvent comparé à un levier de dissuasion, comparable à une arme nucléaire.
Alors que les événements évoluent rapidement, il est essentiel de rester attentif à la dynamique de la région et aux implications potentielles d'une escalade des tensions au Golfe.







