Le sultanat d'Oman a été le théâtre de pourparlers cruciaux entre les délégations iranienne et américaine, le 6 février. Ces discussions visent à réduire les tensions, alors que Washington a menacé d'intervenir militairement si l'Iran ne restreint pas son programme nucléaire.
Après plus de cinq heures de négociations indirectes, les deux pays ont réussi à conclure "un accord de principe pour continuer les échanges; la décision sera prise après consultations avec les capitales respectives", a déclaré Abbas Araghchi, le ministre iranien des Affaires étrangères, rapporté par BFMTV.
Les discussions, qui se sont tenues sous l'œil attentif d'un médiateur omanais, ont vu s'affronter les points de vue de l'équipe iranienne menée par Abbas Araghchi et celle américaine menée par Steve Witkoff, avec Jared Kushner aux manettes.
La télévision d'État iranienne a également rapporté que les négociations pourraient nécessiter plus de temps que prévu. Selon le média d’État, "l'atmosphère est plus sérieuse qu'au précédent cycle; l'aboutissement à une déclaration commune serait un véritable progrès".
Finalement, des médias tels qu'Iran International et Axios ont confirmé que ces pourparlers s'étaient soldés par un engagement à poursuivre les rencontres. Selon Axios, "une nouvelle série de négociations est anticipée dans les jours à venir".
Un contexte tendu
Ces pourparlers surviennent dans un climat de tension accrue, suite à la répression sanglante par le régime iranien d'un vaste mouvement de contestation au début de janvier, ayant entraîné des milliers de morts et d'arrestations. Alors que l'ancien président Donald Trump avait promis d'agir contre l'Iran en soutien aux manifestants, son discours s'est récemment recentré sur le besoin de contrôler le programme nucléaire de Téhéran. Les puissances occidentales et Israël accusent l'Iran de vouloir acquérir une arme nucléaire, une assertion réfutée par le régime, qui défend son droit à développer une filière nucléaire civile.







