Le président américain Donald Trump a exprimé vendredi sa satisfaction suite aux "très bonnes" discussions ayant eu lieu avec l'Iran, après une rencontre à Oman. Selon lui, les négociations se poursuivront "en début de semaine prochaine".
"Nous avons eu des échanges très constructifs concernant l'Iran, qui semble désireux de parvenir à un accord", a déclaré Trump lors d'une conférence de presse improvisée à bord d'Air Force One. Ce regain d'intérêt pour le dialogue survient dans un contexte de tensions militaires croissantes, avec un déploiement significatif de forces navales américaines dans le Golfe.
L'Iran a également confirmé qu'il continuera à négocier avec les États-Unis, qualifiant l'atmosphère des pourparlers de "positive". Les autorités iraniennes, selon des déclarations rapportées par Press TV, se montrent optimistes quant à l'évolution des discussions.
En dépit de ces pourparlers, Washington a annoncé de nouvelles sanctions visant à restreindre les exportations pétrolières iraniennes, ciblant plusieurs entités et navires dans un effort de pression continue. Cette situation soulève des inquiétudes quant à la viabilité des négociations, comme l'indiquent des analystes de la Fondation pour la défense des démocraties.
Selon le site Axios, ces discussions ont été menées de manière directe entre Abbas Araghchi, le négociateur iranien, et Steve Witkoff, l'émissaire du président américain pour le Moyen-Orient, en présence de Jared Kushner, gendre de Trump, le tout sous la médiation amicale du sultanat d'Oman.
Les pourparlers ont principalement porté sur les programmes nucléaires, comme le souhaite Téhéran. Cependant, les États-Unis demandent que d'autres sujets, tels que le soutien à des groupes armés hostiles et le programme de missiles balistiques, soient également abordés. Dans une déclaration, M. Araghchi a précisé que "nous ne discuterons d'aucun autre sujet avec les Américains".
Ces discussions marquent la première rencontre formelle depuis les frappes américaines sur des sites nucléaires en juin, qui avaient été lancées en réponse à une escalade des tensions avec l'Iran. Les menaces militaires américaines, notamment après la répression des manifestations en janvier, ont ajouté une couche de complexité aux négociations.
En outre, le ministre iranien des Affaires étrangères a exprimé le souhait que Washington s'abstienne de nouvelles menaces pour éviter toute rupture des pourparlers. "Nos idées ont été échangées dans un esprit positif", a-t-il déclaré à la télévision d'État iranienne.

Karoline Leavitt, porte-parole de Trump, a souligné que le président était "clairement en faveur d'une solution qui viserait à réduire à zéro les capacités nucléaires" de l'Iran. Bien que Trump ait déclaré que les frappes avaient "anéanti" ces capacités, la portée exacte des dommages reste incertaine.
Le ministre omanais des Affaires étrangères, Badr al-Boussaïdi, a récemment déclaré qu'une nouvelle rencontre entre les États-Unis et l'Iran se produira "au moment opportun", soulignant que ces échanges ont permis d'identifier des domaines d'avancement potentiel.
Le Qatar, un allié des États-Unis, s'est dit optimiste quant à l'issue des discussions, espérant un "accord global" qui renforcerait la sécurité et la stabilité dans la région. Les inquiétudes concernant les ambitions nucléaires de l'Iran perdurent, les pays occidentaux et Israël accusant Téhéran de vouloir développer l'armement nucléaire, ce que l'Iran conteste vigoureusement.
La France a également insisté sur le fait que l'Iran ne devait pas devenir une "puissance déstabilisatrice", mettant en lumière son programme nucléaire dans le cadre d'une position diplomatique croissante. La dynamique des pourparlers pourrait bien évoluer dans les semaines à venir, suite aux récentes sanctions mises en place par les États-Unis contre des navires liés au trafic pétrolier iranien.







