Des révélations étonnantes du ministère de la Justice américain mettent en lumière une série d'échanges entre Jack Lang, ancien ministre de la Culture et actuel président de l'Institut du monde arabe, et le financier américain Jeffrey Epstein, décédé en 2019. Parmi les éléments troublants, il est apparu que Caroline Lang, sa fille, partageait des intérêts d'affaires avec Epstein au sein d'une société dédiée à l'acquisition d'œuvres d'art.
Le Parquet national financier (PNF) a annoncé le 6 février l'ouverture d'une enquête préliminaire portant sur des soupçons de "blanchiment de fraude fiscale aggravée". Cette démarche fait suite aux informations dévoilées par Mediapart concernant les liens financiers présumés entre la famille Lang et Epstein, des révélations qui ont également été confirmées par le quotidien Le Figaro.
Pour l’instant, Jack Lang et sa fille n'ont pas fait de déclaration publique sur cette affaire. Toutefois, plusieurs experts en droit fiscal estiment que ces accusations peuvent avoir de graves répercussions sur leur réputation, évoquant l'importance d'une transparence totale dans de telles situations. Selon Jean-Pierre Dubois, avocat spécialisé en droit pénal financier, "les implications juridiques de ce type de lien peuvent s'avérer très sérieuses, et il est crucial que les protagonistes se défendent vigoureusement".
Alors que l'enquête se poursuit, les retombées médiatiques sont déjà significatives, ravivant des questionnements sur les activités passées de Lang et les choix de partenariat, notamment dans le secteur artistique. L’affaire Epstein, qui continue de défrayer la chronique, pourrait avoir un impact durable sur les personnalités publiques associées au financier défunt.







