Le président américain, Donald Trump, a récemment exprimé sur sa plateforme Truth Social son intention d'imposer des réformes électorales qui exigeraient la présentation d'une pièce d'identité aux élections de mi-mandat en novembre, qu'elles soient ou non approuvées par le Congrès. « Qu'elle soit approuvée par le Congrès ou non ! », a-t-il souligné, ajoutant qu'il exposerait des justifications juridiques pour contournement du processus législatif au moyen d'un décret.
Ce projet de loi, soutenu par la Chambre des représentants à majorité républicaine, a été adopté récemment. Il vise à réformer l'organisation des élections à travers les 50 États, imposant notamment la nécessité d'une preuve de citoyenneté pour s'inscrire sur les listes électorales. Selon certaines statistiques citées par l'Associated Press, près de 21 millions d'Américains éligibles ne possèdent pas de permis de conduire, souvent la pièce d'identité la plus courante.
Un enjeu majeur pour des millions d'électeurs américains
La proposition rencontre un obstacle majeur au Sénat. Alors que 60 voix sont requises pour son adoption, les républicains n'en détiennent que 53, et l'opposition démocrate reste ferme, arguant que ces réformes affecteraient de manière disproportionnée les minorités. Le Centre pour la démocratie et la participation civique souligne que les Afro-Américains et les Hispaniques sont particulièrement désavantagés dans l'accès à ces documents d'identité.
Pour les républicains, ces réformes visent à enrayer la fraude électorale. Donald Trump a récemment déclaré : « Nous ne pouvons plus laisser les démocrates s'en sortir impunément ». Cependant, ses accusations de fraude massive lors de l'élection présidentielle de 2020, toujours maintenues sans preuves concrètes, continuent de susciter des doutes au sein du public.







