Sur fond de négociations nucléaires chaotiques, Donald Trump a récemment indiqué que renverser le gouvernement iranien serait "la meilleure chose qui puisse arriver". Alors que les discussions entre Washington et Téhéran sur le programme nucléaire se poursuivent dans un climat excessivement tendu, le président américain mêle menaces militaires et promesses d'un accord négocié. En effet, il a confirmé l’envoi imminent d’un deuxième porte-avions, le USS Gerald Ford, dans la région du Golfe, qui rejoindra l'USS Abraham Lincoln déjà présent.
Dans une déclaration, Trump a affirmé : "Ils parlent et parlent depuis 47 ans. Pendant ce temps, nous avons perdu beaucoup de vies." Cette affirmation illustre son impatience face à un différend qui perdure depuis des décennies. Sa rhétorique a conduit à des remarques sur l'éventualité d'une intervention militaire, surtout après la répression violente des manifestations en Iran qui, selon diverses ONG, aurait causé la mort de milliers de personnes.
Négociations nucléaires à la traîne
Reza Pahlavi, héritier du dernier chah d'Iran, a appelé les Iraniens à agir pleinement en revendiquant leur droit à manifester, ce qui soulève encore plus d'incertitudes sur le régime en place. Les discussions de paix, qui ont repris le 6 février à Oman, stagneraient en raison de désaccords profonds. Washington, soutenu par Israël, souhaite non seulement limiter la capacité nucléaire de l'Iran, mais aussi s'attaquer à son programme de missiles balistiques et à son soutien à des groupes armés dans la région.
Trump a prévenu que les conséquences pour Téhéran seraient "traumatisantes" en absence d'accord, rappelant les frappes militaires passées contre des installations nucléaires iraniennes. Le secrétaire général de l'AIEA, Rafael Grossi, a reconnu que bien qu'un accord pour des inspections puisse être possible, les obstacles demeurent considérables.
Mobilisation internationale
Dans le même temps, Pahlavi incite à manifester à l'étranger, notamment à Munich, Toronto et Los Angeles, pour dénoncer la répression en Iran. Il encourage également les Iraniens à s'unir autour de ces événements, en chantant des slogans de protestation depuis leurs foyers.
Les dernières statistiques de Human Rights Activists News Agency (HRANA) révèlent qu'au moins 7 008 manifestants ont été tués lors des récentes protestations, et plus de 53 000 personnes ont été arrêtées. Malgré quelques libérations de figures réformistes, de nombreux manifestants sont toujours poursuivis, avec des accusations qui pourraient entraîner des peines de mort.







