Des espoirs renouvelés à Genève pour un accord de paix entre la Russie, l'Ukraine et les États-Unis

Les négociations s'intensifient autour d'un plan de paix à Genève, avec des enjeux cruciaux en jeu.
Des espoirs renouvelés à Genève pour un accord de paix entre la Russie, l'Ukraine et les États-Unis
Un homme regardant les dégâts causés par une attaque russe de drone à Odessa (Ukraine), le mardi 22 juillet 2025. - OLEKSANDR GIMANOV / AFP
Des négociateurs russes, ukrainiens et américains se réunissent à Genève ce mardi pour discuter du plan de paix proposé par Washington. Les deux précédentes rencontres n'ont pas permis de faire avancer les discussions.

Ce mardi 17 février, des représentants de la Russie, de l'Ukraine et des États-Unis débuteront une nouvelle série de pourparlers à Genève, visant à mettre fin à près de quatre ans de conflit en Ukraine. Les échanges précédents, qui ont eu lieu aux Émirats arabes unis, n'ont pas conduit à des avancées significatives.

Les parties impliquées examinent le plan américain proposé plusieurs mois auparavant. Ce plan se concentre sur la possibilité de concessions territoriales de la part de Kiev en échange de garanties de sécurité fournies par l'Occident.

Le Donbass au cœur des négociations

Le sort du Donbass, un bassin industriel stratégique à l'est de l'Ukraine, constitue un point central des discussions. Moscou exige le retrait des forces ukrainiennes des zones encore sous leur contrôle dans la région de Donetsk, un impératif auquel Kiev oppose une forte résistance.

Donald Trump, l'initiateur de ces négociations, appelle à une résolution diplomatique rapide, insistant sur l'urgence d'une délibération constructive. "L'Ukraine ferait mieux de venir à la table des discussions, et rapidement", a-t-il déclaré récemment lors d'une conférence de presse à bord d'Air Force One, exhortant le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, à agir rapidement.

"La Russie veut conclure un accord", a affirmé Trump, soulignant que le temps presse.

Moscou veut un accord "durable"

Concernant les nouveaux pourparlers, le vice-ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Riabkov, a signalé que les défis à surmonter restent importants et a averti que l'issue des négociations à Genève est incertaine.
Il a insisté sur le fait que Moscou cherche non pas seulement une trêve, mais un accord "durable" qui traiterait des causes profondes de la guerre, affirmant que la volonté de l'Ukraine de rejoindre l'Otan constitue une menace directe pour la sécurité russe.

Les discussions à Genève sont donc décisives, alors que le monde surveille de près cette dynamique complexe qui pourrait potentiellement aboutir à un changement significatif dans le paysage géopolitique de l'Europe de l'Est.

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