Paris (France) – Le député Insoumis Éric Coquerel a exprimé, ce mardi, son indignation face à ce qu'il qualifie de "récupération sordide et politicienne" de la mort de Quentin Deranque, un jeune militant nationaliste. La France Insoumise (LFI) fait l'objet de vives critiques depuis cette tragique agression.
Sur les ondes de RTL, Coquerel a déclaré : "Nous rejetons ce type de violence, car cela n'est jamais la solution." Son discours se veut aussi un hommage "aux parents" de Quentin, dont le décès affecte toute une communauté.
Il a souligné que les attaques contre LFI sont stratégiques, visant à "affaiblir, voire éliminer, la seule force alternative de gauche capable de contrer l’extrême droite aux prochaines élections." Une position que de nombreux analystes politiques, comme ceux de France Info, jugent légitime dans le contexte actuel.
Les circonstances de la mort de Quentin restent obscures. D'après les informations rapportées, cet étudiant aurait été agressé alors qu'il assurait la sécurité de militantes du collectif identitaire Némésis lors d'une manifestation à Lyon, opposant le groupe à des militants antifascistes liés à la Jeune Garde, une organisation de gauche.
En parallèle, la porte-parole du gouvernement, Maud Brégeon, a affirmé que LFI porte une "responsabilité morale" dans l'aggravation du climat de violence dans le débat politique. Raphaël Glucksmann, une figure de la gauche, a également qualifié d'"impensable" toute idée d'alliance avec LFI pour les élections présidentielles de 2027.
La Jeune Garde a, pour sa part, nié toute responsabilité dans la mort de Quentin, invoquant la suspension de ses activités suite à une procédure de dissolution en cours. Coquerel, de son côté, a rappelé que la violence politique réside majoritairement "du côté de l'extrême droite", un avis partagé par plusieurs experts du domaine.







