Paris (France) – Le leader du Parti socialiste, Olivier Faure, a exprimé son inquiétude quant aux implications de la mort du militant nationaliste Quentin Deranque, appelant La France Insoumise (LFI) à adopter une position claire envers tout mouvement violent. Cette déclaration fait suite à l'interpellation de quatre individus, dont Jacques-Elie Favrot, assistant parlementaire d'un député de LFI et co-fondateur d’un groupuscule antifasciste, la Jeune Garde.
« Au moment où les conclusions de l'enquête seront disponibles, il est impératif que LFI ne conserve aucune ambiguïté avec des mouvements violents », a affirmé Faure, ajoutant que la gauche ne devait pas sacrifier ses valeurs sur l'autel de la complaisance et ainsi alimenter un récit selon lequel l'antifascisme pourrait être assimilé au fascisme. Ces déclarations étaient faites trois jours après le tragique meurtre de Deranque.
Tout en respectant le processus judiciaire, Faure a souligné l’importance d’une justice impartiale : « Dans une société en proie au doute, la vérité judiciaire doit être notre seule référence ». Il a aussi reconnu la pression médiatique qui pèse sur LFI et d’autres partis qui évoluent dans un climat marqué par une violence politique croissante, nourrie par une partie de la droite et l’extrême droite, mais aussi par certains éléments de la gauche radicale.
Faure a mis en garde contre les dangers d'une rhétorique qui stigmatise certaines populations, citant des exemples tels que la récente initiative législative du groupe Les Républicains, qui semblait désigner une partie de la population comme l'ennemi. Il a également dénoncé des comportements déconcertants comme ceux de la députée Caroline Yadan, qui a utilisé des fausses informations contre Francesca Albanese, la rapporteure spéciale de l’ONU pour les territoires palestiniens.
Cette période de tensions soulève des questions essentielles sur la manière dont la politique française peut, ou ne peut pas, gérer des divisions croissantes. Alors que tout le pays se demande ce que l'enquête révélera, plusieurs voix, y compris celle de l’expert en relations politiques Jean-Luc Martin, plaident pour un retour à un débat démocratique respectueux et constructif.







