Les pourparlers entre la Russie et l'Ukraine, soutenus par la médiation américaine, ont eu lieu mardi 17 février à Genève. Ces négociations visent à trouver une issue à quatre ans de conflits armés en Ukraine. Elles ont duré environ six heures et ont été qualifiées de "tendues" par l'agence russe Tass.
Les discussions se déroulaient à huis clos à l'hôtel InterContinental, en présence de conseillers venus de quatre pays européens : l'Allemagne, la France, le Royaume-Uni et l'Italie. "Les enjeux sécuritaires et humanitaires sont au cœur des débats," a affirmé Roustem Oumerov, un ancien ministre de la Défense ukrainien, qui a précisé que les négociateurs cherchaient à "travailler de manière constructive, sans attentes démesurées".
Les parties concernées s’appuient sur un plan américain dévoilé quelques mois auparavant, notamment axé sur des concessions territoriales de l'Ukraine en échange de garanties de sécurité occidentales. Cependant, un point de blocage persiste autour du sort du Donbass, un bassin industriel clé à l'est de l'Ukraine : Moscou exige le retrait des forces ukrainiennes des zones encore sous leur contrôle, ce que Kiev refuse catégoriquement.
Les négociations se poursuivront ce mercredi, témoignant des enjeux géopolitiques majeurs en cours. Selon une analyse du quotidien Le Monde, l'issue de ces pourparlers pourrait redéfinir les relations entre l'Ukraine et ses partenaires occidentaux, et influencer le rapport de force sur le terrain.







