Dix ans après avoir pris des engagements pour améliorer le bien-être animal, les supermarchés continuent de proposer des œufs issus de poules élevées en cage. Selon une récente enquête de l'ONG Anima, plus de 70% des grandes surfaces persistent dans cette pratique, provoquant l'indignation des défenseurs des droits des animaux.
Dans ce rapport, qui a sondé 400 magasins, l’ONG révèle que des enseignes comme Lidl, Auchan et Super U affichent encore des taux alarmants de vente d'œufs de poules en cage, atteignant même plus de 95%. Les grandes surfaces Carrefour et Leclerc ne sont pas épargnées, avec plus de 80% de leurs points de vente concernés. Les justifications avancées par ces enseignes portent sur la nécessité de répondre à la demande et d'éviter les pénuries alimentaires, comme l’indique Tania, une consommatrice interrogée : "S'il n'y a vraiment pas le choix et qu'il ne reste que ça, ça ne me choque pas forcément".
Je trouve ça inadmissible
Taïmé
Cette situation ne passe pas inaperçue. Taïmé, une militante, exprime son indignation : "S'ils disent quelque chose, puis après ils changent, c'est pas normal. Les animaux ont besoin de liberté. C'est inadmissible". Une voix qui résonne chez beaucoup d'autres consommateurs soucieux du bien-être animal.
Plus de transparence pour le consommateur
Certaines enseignes promettent néanmoins un changement d'ici 2028, ce qu'évalue avec scepticisme Keyvan Mostafavi, directeur d'Anima. "Chaque jour de retard dans ces engagements signifie des millions de poules confinées, incapables de se mouvoir librement et d'exprimer leurs comportements naturels. Il est impératif d'agir sans délai", déclare-t-il.
L’enquête d’Anima et les réactions des consommateurs soulignent à quel point la responsabilité des grandes surfaces est cruciale dans la transition vers un élevage plus respectueux. Les consommateurs, de leur côté, appellent à une plus grande transparence et une action tangible pour mettre fin aux pratiques d'élevage en cage.







