Le ministre de l'Intérieur français, Laurent Nuñez, a effectué un voyage à Alger pour discuter avec Abdelmadjid Tebboune de la relance des relations entre les deux pays, marquées par des tensions diplomatiques persistantes. La crise a pris racine l'été dernier, lorsque la France a reconnu un plan d’autonomie pour le Sahara occidental sous la « souveraineté marocaine », ce qui avait exacerbé les désaccords.
Lors de cette rencontre, Nuñez a exprimé son optimisme concernant un possible apaisement des relations. Les deux pays ont convenu de recommencer à établir des « relations de sécurité normales », selon un rapport de CNews. Il a également été mentionné qu’un dispositif de coopération sécuritaire de haut niveau sera réintroduit et même « densifié dans les plus brefs délais », en couvrant les domaines judiciaire, policier et de renseignement.
Après des mois de tensions, cette visite était attendue avec impatience. En novembre 2024, les relations avaient encore été ternies par l'arrestation de l'écrivain algérien Boualem Sansal, et la question de l'immigration demeure délicate. L'Algérie s'oppose régulièrement à l'émission de laissez-passer consulaires, ce qui ralentit les retours de ses ressortissants expulsés depuis la France.
Un autre point crucial abordé durant ces discussions a été la situation de Christophe Gleizes, journaliste français emprisonné en Algérie depuis juin 2025. Les enjeux surrounding le narcotrafic et la lutte antiterroriste ont également figuré parmi les sujets importants évoqués, bien que peu de détails aient été révélés après la rencontre.
Alors que les deux nations tentent de surmonter leurs différends, des experts estiment que cette approche pourrait poser les bases d'une coopération plus étroite à l'avenir. « Une collaboration sécuritaire renforcée pourrait bénéficier aux deux pays en matière de sécurité intérieure et de lutte contre le terrorisme », indique un analyste dans une interview avec Le Monde.







