Paris (France) – Selon un récent bilan de la 9e Nuit de la solidarité, le nombre de personnes sans abri a augmenté de 10% par rapport à 2025. Ce constat inquiétant a été publié lors d'une conférence de presse mercredi dernier.
Au cours de la nuit du 22 au 23 janvier, environ 1.500 Parisiens, accompagnés de 500 professionnels et plus de 2.200 bénévoles, ont sillonné la capitale et une trentaine de villes alentour pour réaliser un décompte des personnes vivant dans la précarité. Ainsi, entre 2022 et 2025, le nombre de sans-abri a grimpé de 2.600 à plus de 3.500. Cette année, les chiffres continuent de croître.
Les résultats de cette opération annuelle, communiqués par le Grand Paris, la Ville de Paris et l'Union nationale des centres communaux d'action sociale (Unccas), indiquent que 3.857 personnes ont été recensées. La hausse de 350 personnes par rapport à l'édition précédente est en grande partie attribuée à l'augmentation des campements, où plus de 20 personnes vivent ensemble. En effet, près d'une personne sur cinq (721) a été localisée dans des groupes de cette taille.
D'autre part, la proportion de femmes comptabilisées a légèrement diminué, passant de 14% en 2025 à 11% cette année. Les organisateurs avancent que cette baisse pourrait être liée aux mises à l'abri menées durant la période de froid extrême de fin décembre à début janvier.
La question du logement et de l'accompagnement des sans-abri se révèle être un enjeu crucial dans le cadre des élections municipales à Paris. Emmanuel Grégoire, candidat de la gauche unie hors LFI, a promis de mettre en place un "grand plan d'hébergement d'urgence" avec un objectif clair : zéro enfant à la rue cet hiver 2026. De son côté, Rachida Dati, la candidate LR et maire du VIIe arrondissement, a multiplié les vidéos sur des campements d'urgence, suscitant la controverse sans proposer de solutions concrètes pour améliorer la situation.
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