Depuis le début de ce mois, plusieurs mesures ont été mises en place par Israël pour renforcer sa mainmise sur la Cisjordanie, y compris dans des zones qui relèvent de l'Autorité palestinienne selon les accords d'Oslo. Rosemary DiCarlo, haut responsable à l'ONU, a souligné, lors d'une réunion du Conseil de sécurité le 18 février, que ces initiatives constituent une « annexion progressive de facto ».
Elle a précisé : « Nous assistons à une annexion progressive de facto de la Cisjordanie, alors que des mesures unilatérales israéliennes modifient graduellement la réalité sur place. » L'ONU s'inquiète également du risque d'une extension de l'autorité israélienne, en particulier dans des régions sensibles comme Hébron, si ces actions continuent.
Des observateurs, comme ceux de la déclaration conjointe de 85 États membres de l'ONU, se sont dits alarmés par cette tendance qu'ils considèrent comme une « présence illégale » en Cisjordanie.
Réactions internationales et tensions croissantes
Gideon Saar, le ministre israélien des Affaires étrangères, a réagi à ces critiques en affirmant : « Il est étonnant que tant de pays disent que notre présence juive dans notre terre ancestrale viole le droit international. » Il a soutenu que « nul autre pays au monde n’a un droit plus fort à la terre biblique. » La colonisation déficiente depuis des décennies s'accélère effectivement sous le gouvernement actuel de Benyamin Nétanyahou, qui est considéré comme l'un des plus à droite de l'histoire israélienne.
Ces tensions grandissantes et l'annexion de facto des territoires occupés soulèvent des préoccupations non seulement entre Israël et la Palestine, mais aussi à l'échelle internationale, reflétant des divisions profondes au sein de la communauté mondiale face à ce conflit historique.







