À l'approche d'un rassemblement prévu en mémoire de Quentin Deranque, un militant identitaire décédé à seulement 23 ans, la tension est palpable à Lyon. Alors que la préfecture se penche sur les implications sécuritaires d'un éventuel défilé, les gens espèrent que l'événement, programmé pour ce samedi 21 février sur la place Jean Jaurès, pourra se dérouler sans heurts.
Ce jeudi 19 février, dans un communiqué relayé par le site RTL, les parents de Deranque ont appelé à "calme et retenue", dénonçant toute forme de violence liée à des conflits politiques. Leur avocat, Me Fabien Rajon, a affirmé que la famille ne soutenait pas le rassemblement. "Ils ne participeront pas, car ils souhaitent un hommage digne, sans implication politique," a-t-il précisé.
La marche est portée par Aliette Espieux, fondatrice du collectif anti-avortement Génération Pro-Vie, qui se présente comme proche du militant. Interrogée par BFMTV, elle a réaffirmé son intention de poursuivre l'hommage, affirmant que cela ne se résumait pas à un défilé : "C'est un hommage, pas une manifestation. Nous irons simplement sur les lieux du drame," a-t-elle déclaré.
Face au climat d'incertitude, le maire de Lyon, Grégory Doucet, a demandé l'interdiction organisée sous prétexte de sécurité, évoquant des menaces contre des élus et des dégradations sur des bâtiments publics. "Je trouve cela indécent que cela arrive," a ajouté Espieux, tout en précisant qu’elle était en communication constante avec la préfecture et les forces de l'ordre pour assurer le bon déroulement de l’hommage. Si la préfecture refuse, le rassemblement n’aura pas lieu, mais elle douterait de la légitimité de cette interdiction.
Alors que la communauté locale reste divisée sur la tenue de l'événement, les parents de Quentin Deranque espèrent que ceux qui souhaitent se joindre au rassemblement le feront avec respect et retenue, loin de tout acte de violence ou de provocation.







