Dans une interview récente sur franceinfo, l'ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin a partagé son analyse sur la situation délicate des éleveurs français face à la dermatose nodulaire. Ce fléau, qui entraîne l'abattage de troupeaux, provoque une forte agitation parmi les agriculteurs.
Les éleveurs expriment leur désespoir avec des blocages et diverses actions à travers le pays, soulignant le lien affectif profond qu'ils entretiennent avec leurs animaux. Raffarin a souligné que « abattre un troupeau, c'est toucher au cœur de l'éleveur ». Ce n'est pas simplement une question d'économie, mais de souffrance humaine.
Nathalie Saint-Cricq, l'intervieweuse, a posé une question cruciale sur la gestion de cette crise. Elle a suggéré qu'une approche plus nuancée pourrait être bénéfique pour expliquer les risques et les raisons derrière les abattages, afin d'apaiser la colère des éleveurs. Raffarin, tout en reconnaissant l'urgence de la situation, a répondu que le gouvernement doit aussi penser à prévenir les pandémies, un enjeu déjà exacerbé par la crise du Covid-19.
« Nous vivons dans une société d'accusation », a-t-il observé, soulignant que les décideurs craignent de porter des responsabilités en cas de mauvaise gestion. Cela, selon lui, influence considérablement les décisions politiques, car les acteurs gouvernementaux cherchent à se protéger contre d'éventuelles critiques ou poursuites.
Sur un autre front, la question du Mercosur a été abordée, révélant des divergences notables entre la France et l'Allemagne. Selon Raffarin, “notre approche doit être unie et mesurée, car le dossier agricole est crucial pour les intérêts français”. Des experts dans le domaine agricole, tels que l'économiste Jean-Michel Bezat, soulignent également l'importance de défendre les intérêts des producteurs locaux tout en reconnaissant la nécessité d'une coopération européenne sur les questions commerciales.
La situation actuelle des agriculteurs a des répercussions sociales profondes, allant bien au-delà de l'économie. Le dialogue entre le gouvernement et le secteur agricole doit s'intensifier afin de trouver des solutions durables et efficaces face à cette crise persistante.







