Dominique de Villepin a récemment remis deux bustes de Napoléon au ministère des Affaires étrangères, des statuettes qu'il avait reçues dans les années 2000 lors de son mandat au Quai d'Orsay. Ce geste a été particulièrement médiatisé après les révélations chocs du lobbyiste Robert Bourgi, lors d'une émission de France 2 intitulée Complément d’Enquête. Selon son entourage, « dès la semaine dernière, Dominique de Villepin a pris contact avec le Quai d’Orsay pour faire don des statuettes conformément à ses engagements ».
Bourgi a affirmé avoir agi comme intermédiaire pour ces cadeaux, qu'il estime à 125.000 euros, financés par Blaise Compaoré et l'homme d'affaires italien Gian Angelo Perrucci. Toutefois, l'entourage de Villepin conteste cette évaluation, avançant des sommes « quatre à cinq fois inférieures » et se basant sur des expertises chiffrant les objets à « entre 18.000 et 20.000 euros pour l’une et entre 10.000 et 12.000 euros pour l’autre ».
L’entourage de Villepin évoque des manipulations politiques
L'ancien ministre a exprimé qu'il pensait initialement que ces présents étaient financés par Bourgi, sans connaître leur véritable provenance. Son entourage dénonce des « manœuvres » visant à régler des comptes politiques en pleine actualité judiciaire concernant Nicolas Sarkozy. Bourgi, de son côté, précise que Sarkozy n'est pas impliqué dans ses récentes révélations.
Robert Bourgi, figures marquantes de la Françafrique, s'est déjà fait connaître pour ses déclarations controversées par le passé, notamment en 2017 concernant des costumes offerts à François Fillon, d’une valeur de 13.000 euros, ainsi que pour avoir transporté des fonds versés à Jacques Chirac et Dominique de Villepin entre 1997 et 2005, un dossier qui avait été classé sans suite.
Dominique de Villepin, bien qu'il n'ait pas encore officiellement déclaré sa candidature pour la présidentielle de 2027, semble créer des fenêtres d'opportunité pour ses ambitions politiques futures.







